Description et Fonctionnement

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LA SERINETTE

Apparaît en Europe, début du XVIII siècle (+-1735) et sera construite quasiment de la même façon jusqu’au début du XX siècle. (1914). Fabriquée principalement à Mirecourt, dans les Vosges, mais aussi à Paris et Nancy. Destinée à l’apprentissage des airs par les serins. On serinait inlassablement le même air d’où le nom de serinette donné à l’instrument. Dimensions approximatives en cm. L x l x h (23x17x11). Remarque : Il n’existe pas deux serinettes de dimensions identiques. Types de bois utilises pour sa construction : le hêtre pour le chariot et les sommiers : le noyer pour la caisse : le tilleul pour le cylindre, le clavier et le porte-vent, le buis pour le vilebrequin car il est dense et se tourne très bien. Une garniture de marqueterie ornait parfois le couvercle et les montants avant. Comporte 1 jeu de 10 tuyaux en étain, mais pouvait en avoir parfois 9 ou 11. Etait livrée généralement avec un cylindre comprenant 8 airs.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Toutes les planches sont extraites du modèle 3D

Les planches (vue éclatée) montrent en perspective, l’ensemble des pièces principales qui composent la serinette.

Vue éclatée:

Les planches, ensemble-01-02-03 Montrent sous des angles différents la serinette avec ses principales composantes.

Planche ensemble 01:

Planche ensemble 02:
Planche ensemble 03:
Représentée par une boite (planche c01) composée de 4 montants principaux fixes sur la base par assemblage par tenon et mortaise. Ces montants possèdent des rainures verticales destinées à y insérer 4 panneaux minces, (planche c01-1). Sur le dessus il est prévu un couvercle (non représenté) de façon à obtenir une boite fermée de tout cotés. Les 10 fines rainures visibles sur le fond sont destinées au guidage des ressorts des soupapes du sommier.

Planche c01:

  Planche c01-1:

La (planche c02) montre le sommier collé sur le fond avec ses 10 soupapes et ressorts bien visibles sur les (planches c14/15) et prenant appui sur le porte-vent à gauche, et le support chariot collé sur la droite des sommiers. La latte de guidage chariot clouée sur le porte vent et le support de droite, permet au chariot (planche c03) de coulisser, et donc de sélectionner les différents airs par l’intermédiaire de la tige de sélection (planches 10/11/12). Le guidage est complété par des clous fixés sur le porte-vent et sur le support de droite, ou l’on distingue également la console support de la pompe.

Planche c02:

Planche c14:
Planche c15:
Planche c03:
Planche c10:
Planche c11:
Planche c12:

La planche (pompe ensemble) montre la pompe équipée avec sa soupape de décharge, son ressort de régulation ainsi que sa bielle, tandis que la planche (pompe éclatée) montre .les éléments qui la composent, Les 3 tablettes en bois ainsi que les soupapes et charnières en peau, et les peaux de recouvrement.

Pompe ensemble:

Pompe éclatée:

La (planche c04) montre le montage de la pompe dans la caisse. Les (planches 09/10) montrent la pompe et ses équipements sous d’autres angles.

Planche c04:

Planche c09:
Planche c10:

Le cylindre sur son chariot est visible à partir de la (planche c05)

Planche c05:

Le clavier supportant les touches est monté au dessus du cylindre, (planche c06) il est en appui sur les 2 traverses reliant les montants principaux avant et arrière. Les 2 tenons à l’arrière du clavier (planches 09/10, voir plus haut) permettent un mouvement de rotation via 2 clous pivots fixes sur les montants arrières, de façon à permettre le réglage en hauteur des touches du clavier.

Planche c06:

La rotation du cylindre est assurée par la rotation de la manivelle (planche c08) solidaire du vilebrequin (planche c07).

Planche c08:

Planche c07:

La vis sans fin engrène le pignon du cylindre, mais permet également d’actionner la pompe via la bielle (planches c10/11/12, voir plus haut) montée sur l’excentrique du vilebrequin. Lorsque un picot ou pont métallique du cylindre rencontre la pointe métallique de la touche ou bascule, celle-ci pivote grâce à l’axe formé par l’épingle métallique qui relie la touche au clavier (planches c14/15, voir plus haut). En pivotant, la touche pousse vers le bas le pilote (vergette) (planches c14/15, voir plus haut) qui à son tour ouvre la soupape sous le sommier, et permet à l’air de faire chanter le tuyau. Dès que la touche reprend sa position de repos, le ressort pousse la soupape vers le haut et ferme l’orifice de passage de l’air vers le tuyau. La coupe représentée par la ( planche c16), montre très bien la cinématique du mécanisme d’ouverture de la soupape.

Planche c16:

La planche (clavier ensemble-02) montre le clavier équipé de ses touches et vergettes (pilotes)

Clavier ensemble 02:

Les 10 tuyaux sont montés dans les orifices prévus su le sommier (planche c02/03/04, voir plus haut) visibles (planches 08/09/10/11, voir plus haut) et sont fixés par un peu de cire mise en place à chaud.

La pression d’air utile au bon fonctionnement d’une serinette est de 30mm de colonne d’eau. Pour avoir un rythme correct et une pression d’air optimisés, la vitesse de rotation est de 2 tours par seconde. Le pignon ayant une moyenne de 42 dents, la durée d’un air est donc de 42/2=21 secondes.

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PIONNE OU MERLINE

Même description que la serinette mais plus grande (32cm x 26cm x 16cm) et toujours garnie de l’ornement de marqueterie sur le couvercle et les 2 montants avant.

Possédait 2 jeux de tuyaux, Un jeu ouvert pour les serins, et un jeu bouché (bourdons) pour les bouvreuils ou merles. Une octave de différence entre les deux jeux. La sélection de l’un ou l’autre jeu s’effectue par l’action sur les registres. L’instrument n’était pas conçu pour faire jouer les 2 jeux en même temps.

Généralement livrée avec 2 cylindres avec 10 airs chacun. Destinée a apprendre des mélodies aux bouvreuils et aux merles. Construite à partir de +-1760

PERROQUETTE

Plus grande que la serinette et la pionne (38cm x 27cm x 24cm) et toujours garnie de l’ornement de marqueterie sur le couvercle et les 2 montants avant. Construite a partir de +- 1760

Possédait 3 cylindres dont 2 avec 10 airs chacun et le 3 ème avec un air d’opéra dont la durée est équivalente a la durée des 10 airs. (La tige de sélection de ce cylindre possède une seule rainure en spirale). Destinée a apprendre des mélodies aux perroquets. (voir example 3D)

La serinette, la pionne ou merline ainsi que la perroquette, font partie de la même famille d’instruments.

*(cliquez dans le coin supérieur droit pour avancé et supérieur gauche pour revenir)

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